un nouvel ennemi bicéphale
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un certain islam conquérant
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des angélistes aussi bienpensants qu'inquisiteurs
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écrivains « résistants »
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L’ouvrage débute pourtant sur une affirmation épistémologiquement douteuse qui mobilise un « ensemble (...) de faits connus de tous » (p.9), qui « convergerait »
évidemment, malgré l'hétérogénéité de sa composition, vers l’interprétation défendue dans le livre. L’accumulation de "faits"
[4] empiriques (pourtant toujours sélectivement choisis dans la quantité infinie de faits potentiels
[5] ou de points de vue possibles), ne suffit malheureusement pas à dégorger de lui-même le sens des choses, au-delà des « mots » grâce auxquels nous découpons mentalement nos représentations du monde.
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Ainsi par exemple de la notion d’
Occident acceptée comme une réalité évidente, alors qu’au détour de multiples remarques, tant sur les idées dominantes des médias et des intellectuels que ces premiers choisissent de mettre en avant
[7], que sur les politiciens ou groupes de pression dits « autochtones », on s’aperçoit bien que cette notion est rongée de partout en son sein.
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Symptomatique à cet égard un sous-chapitre qui annonce « l'heure des musulmanes libres » (p.142) et finit bien par admettre cinq pages plus loin qu'à l'exception d'
Irshad Manji, ces musulman(e)s sont surtout des
ex-musulmans
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si le choc civilisationnel entre Islam et « Occident » « est une réalité qu’il serait vain de nier » (p.181) (point 1), que l’Occident comme vecteur de la meta-culture universaliste de la
société ouverte s’oppose à l’Islam et son modèle de
société close (point 2), comment comprendre la jonction avec les point 3 et 4, c’est-à-dire la reconnaissance de tensions dans l’Islam entre musulmans sécularisés et intégristes
[10], et la reconnaissance que le conflit de « civilisation » entre société ouverte et close est interne à chaque aire géographique ou à chaque religion … qui comprend et dépasse
[11] le point 1 … ? Autant dire qu'on reste très largement sur sa faim pour accepter sans autre forme de procès le point 1 (mais si le but était d'éveiller l'appétit, c'est totalement réussi) sauf à avoir déjà un avis concordant avec l'auteur (et on sera dans ce cas-là alors heureux de trouver un point de rencontre entre penseurs isolés), et que le point 4 demande réexamen plus approfondi de la question...
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A l’exemple que donne Bergson rappelant que ce n’est pas parce qu’un manteau accroché à un clou tombe en même temps que ce dernier si celui-ci vient à se détacher, que l’un et l’autre sont la même chose, on perd parfois le fil des séries causales ayant amené aux problèmes listés plus haut.
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Non, tous ces exemples sont des épiphénomènes du collectivisme. Ce que le livre d’Alain Laurent ne nie pas, mais ce qu’il semble perdre de vue, en s’arrêtant en chemin, car s’attaquant à un
certain collectivisme, il ne s’attaque pas à sa racine. Coupons celle-là, au nom de l'individualisme, nous les couperons tous.
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On sait que Hayek regretta 12 ans après
La Route de la servitude de ne pas avoir assez insisté sur le communisme, tout pris par l'ennemi immédiat que constituait le
nazisme. De même Churchill s'en voulait d'avoir choisi le « mauvais cochon », Staline contre Hitler. Alors, ne combattons pas un collectivisme quel qu’il soit et de quel ordre qu'il soit (nationaliste – républicain, religieux, idéologique, politique) en lui opposant un autre
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